Chère Juliette Drouet, Cher Victor Hugo,
Dans un de ses poèmes, Victor demandait : « Qui nous fera revivre, qui parlera de nous ? » Parmi toutes les réponses, il y aura eu cette communion entre nous, ce soir, ici dans ce théâtre. Cette représentation a été comme une longue prière pour vous. Merci à tous les deux d’avoir existé et d’avoir tant donné à l’humanité. Si je dis « vous », c’est parce que j’ai l’intime conviction que sans toi, Juliette, nous n’aurions jamais eu un Victor Hugo aussi fort, aussi prolixe, aussi talentueux, aussi grand. Ton amour lui aura apporté, sans aucun doute, ce supplément d’âme qu’on appelle le génie. Nous, comédiens et spectateurs, nous ne t’avons pas oubliée. Tous les soirs, ici et ailleurs, nous te rendons hommage.
Chers spectateurs,
Puisque les paroles s’envolent et que les écrits restent, je vous demande de vous associer à cette longue lettre que j’ai écrite au Président de la République, au Ministre de la Culture, à tous les Maires des villes dans lesquelles nous avons joué et jouerons notre spectacle, pour les encourager à honorer Juliette Drouet, en lui octroyant ici une rue, là un parc, ou un jardin, ou une bibliothèque.
Victor Hugo disait : « Les morts ne sont pas morts pour tout le monde. Il suffit de les aimer pour les inciter à revivre en soi. » Il disait aussi : « Aimer, c’est agir. » Alors, chers spectateurs, si cette histoire vous a touchés, à vous d’agir aussi ! Toutes vos propositions sont et seront les bienvenues. Et si besoin, n’hésitez surtout pas à nous écrire un message sur le site du spectacle.
À Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République,
à Monsieur Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture,
à Messieurs les Maires des villes qui ont reçu notre spectacle : « Victor Hugo, mon amour »
Juliette Drouet se plaisait à dire à Victor Hugo : « Nous faisons chacun de notre côté notre petit travail : toi, tu composes un chef-d’œuvre, moi je t’aime. Il me semble que mon œuvre ne sera pas inférieure à la tienne. »
Et Victor répondait : « Si mon nom vie, ton nom vivra… »
À l’époque où les machines de l’oubli marchent à plein régime, j’ai pu constater avec joie, au cours des longues tournées à travers la France, que la gloire de Victor Hugo était intacte. Pas un village, pas une bourgade, où la rue principale, une avenue ou une école, ne portent le nom de « Victor Hugo ».
Hélas, la postérité n’a pas donné à Juliette Drouet la place qu’elle aurait tant méritée. Très peu de choses en effet nous permettent de nous remémorer cette femme magnifique qui fut l’amour et la muse de Victor Hugo, qui recopia intégralement son œuvre, qui lui sauva la vie pendant le Coup d’état, le suivit en exil et sauva à deux reprises la malle des manuscrits qui contenait entre autres « Les Misérables ».
À l’heure où l’on parle tant de parité, ne serait-il pas bienvenu de penser enfin à toutes ces grandes femmes que l’on aurait pu retrouver épuisées aux pieds des hommes illustres qui ont fait la grandeur de la France ? Dans notre pays, la proportion de noms féminins sur nos plaques bleues est infime, puisqu’elle est inférieure à un pour cent. Et parmi toutes ces femmes, il en est une qui, d’une certaine façon, les représente toutes : c’est Juliette Drouet.
Pourquoi elle, me direz-vous ? Parce que la chose la plus importante, je crois, qu’un être puisse apporter à un autre être est son amour. C’est lui qui génère la force morale et physique, c’est lui qui inspire le meilleur, encourage, pense et prévoit tout, c’est lui qui protège, rassure, soigne, conseille, aide, en un mot soutient, par mille petits gestes, celui qui affronte, crée ou travaille.
Juliette Drouet nous a laissé vingt milles lettres d’amour adressées à Victor Hugo qui sont à la fois une preuve irréfutable et un modèle à suivre pour exprimer la force d’un sentiment dont nous avons tous besoin pour vivre et nous dépasser. L’amour humain y est décliné sous toutes ses formes, de toutes les manières possibles, dans une perpétuelle invention qui nous fait rire, pleurer, rager, rêver.
Lire les lettres de Juliette Drouet, c’est découvrir ce qu’on a si souvent pensé de toutes ses forces et qu’il nous a été impossible d’exprimer par manque de mots, d’audace, de temps, de verve, d’humour, de force. Alors, pour la paix des ménages, pour l’amour tout simplement, avec un grand A, ces lettres-là devraient être reconnues d’intérêt public, elles devraient être étudiées à l’école, au même titre que le Théorème d’Archimède, le monologue de Rodrigue dans « Le Cid », ou l’histoire désastreuse du nazisme.
S’il est important d’apprendre aux jeunes générations les fondements de la société humaine, les horreurs que les guerres ont pu générer, il faut aussi, je crois, leur révéler l’importance de l’amour. Il faut aussi leur apprendre à aimer. En général, on leur parle de Roméo et Juliette, ou de héros tragiques qui, pour braver les difficultés, mourront tout de suite après leur première nuit d’amour. Ce qui revient à dire que l’amour est impossible. Comment ne pas être terrorisé par une idée pareille au moment de l’adolescence ?
Victor Hugo et Juliette Drouet, au contraire, ont vécu pendant cinquante ans une passion amoureuse qui a dû, pour durer, surmonter un nombre incroyable de difficultés. À l’heure où notre société voit presque plus de divorces que de mariages, où se développent l’individualisation, l’irréligion et la solitude, où les jeunes et les moins jeunes sont en manque de repères, la correspondance de Juliette Drouet et Victor Hugo ne peut que rassurer et encourager. Car aimer est une chose sublime, difficile, mais POSSIBLE ; la preuve, ils l’ont vécu ! Et apprendre à aimer aujourd’hui, est plus que jamais nécessaire et vital !
Alors pourquoi se priver d’une si belle, si grande, si vraie histoire d’amour ? Aux yeux du monde entier, nous devrions avoir la fierté d’être le pays de l’amour, puisqu’en son sein naquit l’une des plus belles histoires de tous les temps !
En vous remerciant d’avoir pris le temps de lire cette longue lettre tout aussi passionnée que les sujets qu’elle défend, je vous prie, Monsieur le Président, Moonsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Maires, d’agréer l’expression de mes sentiments les plus respectueux et les plus sincères.
Anthéa Sogno
Si donner le nom de « Juliette Drouet » à une rue, une place, un jardin, etc… est trop compliqué, alors s’il vous plaît, donnez-lui un banc.
Sur ce banc, inscrivez : « Juliette Drouet, muse et amante de Victor Hugo ». Rajouter cette mention obligatoire à ne jamais oublier : « Aimer, c’est plus que vivre… » et placer ce banc dans un endroit romantique où les amoureux auront du plaisir à venir s’embrasser et échanger des serments d’amour.
Juliette, Drouet, étudiante, je cite : "derrière chaque grand homme, il y a deux femmes"! Très belle pièce !
Alice David, étudiante,
Lorraine Froment, chargée de communication,
sylvie cotty dancette, sculpteure,
Elise Lecoin, conservateur de bibliothèque,
Liliane Berlioz, retraité de l'éducation nationale, Excellente idée à laquelle j'adhère pleinement
Vincent Thibert, Photographe,
muriel benoit, professeur,
Bénédicte Rasoaha, juriste, La preuve que l'amour peut durer l'éternité!
Marine Beauvais, étudiante,
Ana Pierron, cadre,
Anne-Sophie Leclerc, étudiante, merci de donner l'exemple, avoir l'énergie d'essayer de changer ce qui vous tiend au coeur
Line, Thienphoun, agent d'accueil,
Martine Souris, directrice export, URGENT
sandrine rubinstein, ,
Véronique Comte, bibliothécaire, il y a souvent une femme derrière chaque grand homme Soyons reconnaissants envers celles qui restent souvent dans l'ombre
Chantal et Patrick joncour, cadre supérieur de la fonction publique (Patrick), C'était un merveilleux moment d'assister à cette si jolie pièce à la Comédie Bastille. Merci Anthéa Sogno. Les femmes de l'ombre font des grands hommes. Quelle femme et quel don d'elle-même ! Juliette Drouet mérite d'être reconnue. Peut-être avec un banc qui pourrait inspirer les amoureux.
Louise Ackermann, Etudiante, Oui à la commémoration de Juliette Drouet ! Bravo Anthéa Sogno
Assya Taoussi, enseignante, Cette pièce restera à jamais gravée dans mon esprit et son texte raisonnera pour toujours car Vous avez su donner du sens et de la vie a une si belle histoire d'amour. Merci
vincent ZIMMERMANN, conseiller EDF, reconnaissance de ces grandes femmes qui ont fait 'les genis" et qu'on oublie Juliette Drouet doit être reconnue
Audrey, Etudiante, parce qu'il ny aurait pas de grands hommes, ou même d'hommes tout court sans les femmes ... Superbe interprétation. Merci beaucoup pour ce moment !
Elise, Canolle, Educatrice spécialisée, J'ai adoré la pièce
Emmanuel GIBERT, Juriste, Un square ou un jardin, ce serait encore mieux qu'une rue...
Olivier BERTHO, cadre commercial,
Yvan Carlassare, généalogiste successoral,
Camille Messina, ,
Nathalie Rochatte, assistante de direction,
Hélène Lacroix, étudiante,
Anne-Marie Jeanmonod, psychologue, Mille fois OUI
Valérie, JUNGMANN, Responsable service clients, Je suis tellement d'acord !! vive la parité !!
Valérie Labrude, employée assurances,
Jonathan Visiedo, étudiant,
Moreau Michèle, , superbe spectacle !
Inès de barmon, retraitée,
Florian Moreno, Etudiant au Lycée Déodat de Séverac de Céret, ''pour que les gens n'oublient pas a quel point l'Amour peut être vivant.''
Hervé Renouard, Consultant informatique, Une rue pour rendre hommage à la source de l'énergie de Victor Hugo, à l'amour aussi.
Robin Florence, militaire, Parce que derrière chaque grand homme il y a une femme...
EUGENIE BRUILLON, chomeuse,
Charlotte RSIPOLI, consultante,
Sylvette ESTEVE, Retraitée, Juliette mérite cette reconnaissance. Son amour pour Victor Hugo et son soutien indéflectibles ont certainement contribué à faire ce Grand Homme.
Gisela Tillier, prof secondaire retraite,
Paul Gasnier, Etudiant, Bonne chance !
PERONI Dominique, enseignante,
Anne PENANGUER, ,
Cécile RAFIN, avocate, Au nom de l'amour et de la grandeur des hommes..!
beudin, ,
Claudine MENARD, enseignante, Enfin, un nom de rue qui parlerait d'amour et non de guerre et de politique !
Fabrice COTARD, Chef de projet, La passion a un nom. Elle se doit d'avoir un lieu glorifiant ainsi l'Amour.
Marine Diefenbronn, Etudiante,
Lanrezac Victoria, Lycéenne, Ce que dit Anthéa Sogno, que j'ai eu le plaisir de voir au théatre bastille est très juste, nous devons faire honneur à cette grande femme qu'est Juliette Drouet, et par ailleurs, à toutes ces grandes femmes qui mériteréient d'avoir leur nom dans nos lieus public. Merci à Anthéa de faire bouger les choses et à tous ceux qui signent comme moi cette pétition.
Alice DUFOUR, ,
Patrick REMION, JURISTE, vous avez raison, continuez
diamphy stephane, chef d entreprise, enchanté par cette découverte
Isaac Bensimhon, Mise en scène, Quelle joie ! entièrement d'accord avec cette pétition, Bravo !
Guy SOUBRIER, Ing. Agro, Pour tout ce qu'elle a pu apporter à notre Victor Hugo national !
Bas Marie-Noëlle, retraitée,
CASALTA Fabienne, pilote de ligne, superbe spectable, merci pour ce moment magique, et c'est avec grand plaisir que je signe cette pétition
Marie-Do Vittori, formatrice,
marlene Trate, professeur des écoles,
Ivan PEREY, enseignant , une bibliothèque Juliette Drouet près de l'avenue Victor Hugo . Je trouverais ça assez joli... Bravo pour cette initiative .
Fatoumata Diallo, Juriste, Très touchant!
PIETRI Mireille, Retraitée, Elle est morte et il a cessé d'écrire. N'est ce pas la preuve qu'elle mérite de partager sa gloire
Christiane guillaume, Assistante medicale, En pensées avec vous et votre theatre
Yves juillerat, Analyste, Bravo
Tiphaine, PLATEL, Acheteur fruits et légumes, Une pièce absolument magnifique, émouvante, très puissante. Il faut que le nom de Juliette Drouet vive, comme Victor Hugo lui même l'a souhaité !
Chiara Stella Stizioli, professeur et doctorante, Spectacle magnifique et très émouvant
Renouvin Isabelle, ,
chloé raveau, étudiante,
Eliane GIRON, secrétaire, Il est vrai que Juliette Drouet pourrait être davantage reconnue car elle a été proche de Victor Hugo durant tant d'années.
Alice PAlassin, infirmière, j'espère la grande AVENUE JUliette Drouet
Samuel Wathelet, , BRAVO rien ne vaut cette pièce excellente merci de m'avoir fait découvrir ce qu'était l'Amour de Juliette Drouet
Nathalie Herrero, agent exploitation transport internationnal,
Isabelle PLACE, cadre bancaire , juliette avait elle aussi un talent d'écrivain
Barthelemy Laure, chercheure,
Alain BONORON, Programmeur, Si un jour vous avez aimé, alors vous comprendrez tout ce qu'elle nous a apporté. Merci pour tout.
Agnès LAFORETS, ,
Fabienne METZGER, directrice territoriale, Julieete Drouet et bien d'autres femmes plus ou moins célèbres mériteraient une rue à leur nom
Michèle CLEMENT, retraitée,
Jacques lebrun, principal adjoint, On pourrait aussi baptiser un établissement scolaire du nom de notre chère Juliette, comme ça on parlerait au moins une fois d'amour dans l'établissement à l'occasion de l'explication de ce choix aux nouveaux élèves et parents.
Jean FOURTEAU, Retraité, Pour l'amour de Juliette
catherine TOMAS, infirmiere, il n'ya que par l'amour que l'hommepeut se comprendre
Corinne GAUDEFROY, Traductrice,
Frédérique DesRosiers, consultante,
Laëtitia GARDON, Assistante de Direction, Merci de se lancer dans ce louable combat
victoire Daney de Marcillac, etudiante en management ,
Jean-Claude OLICHET, ,
martha cereda, professeure,
Bernard Balereau, médecin retraité,
Hélène Bougeard, retraitée , je n'ai pas vu la pièce, j'en ai entendu parler je commande ledvd
Frédérique CHÉRIN, assistante commerciale, bravo superbe lettre complètement d'accord
catherine Brice, informaticienne,
PODEUR Henry, avocat honoraire, RENNES, ma ville, peut s'enorgueuillir
Eimer,sylvain, fonctionnaire,
Nadine Leherre, Marketing Officer, a signé !!!
WUDARSKI jean marie, admirateur de juliette et d'anthéa,
claudine Kelle, retraitée, Les femmes de notre histoire ne sont pas suffisamment
Simon Bardet, journaliste,
Mironchak, Mayya, étudiante,
Caroline Miel, Chargée de clientèle, a signé!
Nadine LAURET, Responsable Communication, Je signe au bas de cette lettre de la talentueuse et passionnée actrice Anthéa et si juste un banc devrait avoir l'honneur de cette plaque, pourquoi ne pas l'installer devant le mur des "Je t'aime" à Abbesses ???
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